Série S : est-il absurde de désirer l'impossible ?
Bien évidemment qu'il est absurde de désirer l'impossible. Et même plus que ça, c'est franchement couillon. Le type qui désire l'impossible passera toute son existence dans un état frustré et finira sa vie comme chèvre. Il y a des objectifs plus nobles pour finir son existence, par exemple jouer à la roulette russe ou bien pratiquer la vie théorétique après avoir pris la décision, un soir de cuite, en relisant l'éthique de Nicomaque d'Aristote. On se demande quel est l'abruti de fonctionnaire des examens qui a proposé ce sujet. Est-ce un nostalgique de mai 68 ? Est-ce parce que Dany est très à la mode et que les réalistes de l'époque écrivaient sur les murs, soyons réalistes, demandons l'impossible. La morale de cette histoire, c'est que ceux qui ont appliqué le slogan sont allé garder des chèvres dans le Larzac et maintenant se retrouvent au Rmi. Par contre, ceux qui ont désiré le possible avec sagesse se sont placés dans les bons postes, se sont fait pleins de thune sous Mitterrand en boursicotant et maintenant, ils vont se la couler douce avec les investissements défiscalisés et tout le pognon que ça rapporte. Conclusion, il est parfaitement con de désirer l'impossible. Et ça peut même être dangereux. C'est déjà arrivé dans l'histoire. Un type qui s'appelait Adolf. La politique est dieu merci redevenue raisonnable. Un conseil cependant aux directeurs de banque. Evitez d'engager un type qui désire l'impossible. Ce n'est ni con, ni absurde mais carrément dangereux ; car votre boîte risque de couler. Souvenez-vous, un type qui s'appelait Kerviel !
